Retour d’expérience : DU de coréen en FAD à l’Université de Bordeaux

안녕하세요 여러분 !!!

Je profite du printemps pour finalement écrire cet article. Aujourd’hui, je finis ma deuxième année du DU de coréen, dispensé par l’Université de Bordeaux en formation à distance (qu’on appelle souvent par son acronyme « FAD »). J’ai entendu dire que beaucoup seraient intéressé.es par cette formation. Du coup, j’ai pensé qu’un petit retour d’expérience pourrait en intéresser plus d’un.e et je me suis remise à l’écriture de cet article. Cela sera l’occasion de vous présenter succinctement le cursus de ce diplôme universitaire (« DU » pour les intimes). Je vous expliquerai ensuite pourquoi je l’ai choisi et finalement, ce que j’en ai pensé.

Le DU de coréen de l’Université de Bordeaux : les présentations

L’université de Bordeaux-Montaigne propose cette formation depuis plusieurs années maintenant. Elle se déroule en 3 ans et peut se faire en formation à distance ou en présentiel. Bien que je vienne de constater que la première année ne se fait qu’en formation à distance maintenant… Il semble après quelques recherches qu’il s’agisse de la seule université à proposer une formation à distance. Je vais d’ailleurs rester sur l’aspect FAD de cette formation.

Reconnaissance de la formation

Étant un Diplôme Universitaire, celui-ci n’est pas reconnu par l’État. Pour avoir une reconnaissance de votre niveau de coréen, je vous conseille fortement de passer le TOPIK, qui est reconnu en Corée du Sud et permet de justifier votre niveau en coréen.

Pour plus d’information sur le TOPIK, voici un article très intéressant : article.

Sujets des cours

Les cours se partagent entre cours de langues et cours de civilisation et de culture coréenne, en voici la programmation donnée par le site de l’Université :

  • 1ère année : Initiation à langue coréenne et Culture du quotidien
  • 2ème année : Consolidation de la langue coréenne et Culture contemporaine
  • 3ème année : Approfondissement de la langue coréenne et  cours « La Culture coréenne aujourd’hui »

Inscription

L’inscription s’adresse aux débutant.e.s ayant au moins le baccalauréat ou un équivalent. Elle se fait entre mai et juin via la plateforme Apoflux. L’inscription est confirmée une fois réception des justificatifs et des paiements des frais d’inscription et de son année. A cela s’ajoute la contribution à la vie étudiante (C.V.E.C.).

Au niveau des tarifs:

Dans le cas des boursiers, les seules exonérations que j’ai pu constater se trouve sur la C.V.E.C., les boursiers en sont exemptés sous certaines conditions, et les frais d’inscription, qui baissent à 50€. Concernant les 350€, je ne peux rien confirmer mais il semble qu’il faille les payer, en particulier en FAD. N’ayant jamais été boursière, je ne saurai dire mais si d’autres personnes ont des informations, elles sont les bienvenues pour compléter cette partie.

La sécurité sociale étudiante va disparaitre à la rentrée 2019. Pour ceux et celles, qui se posent des questions concernant ce sujet je vous invite à lire cette page de l’Université de Bordeaux : cliquer ici.

Dates d’inscription 2019 : du 13 mai au 21 juin.

Déroulement des cours à distance

► Manuels, cours et professeures :

Avant toute chose, il faut une base d’apprentissage : le manuel. En première année, nous avions dû acheter le « Cours de coréen, niveau débutant » des éditions Darakwon. La professeure se base entièrement sur le manuel et ajoute, si cela lui semble nécessaire, d’autres explications. Chaque semaine, un cours de langue et un cours de civilisation est publié sur la plateforme internet. Il s’agit le plus souvent d’instructions puisque nous suivons le manuel. En effet, « Cours de coréen » reste assez complet et, à mon avis, est bien pour les personnes voulant apprendre seules. Le cours de civilisation traite de l’histoire et de la culture coréenne de manière générale. Il est composé de différents documents dont les informations sont reprises d’ouvrages spécialisés, de sites internet (Wikipédia parfois…) ou d’autres manuels de coréen. La même professeure gère les deux cours, et semble aussi gérer les cours en présentiel.

Au milieu de la deuxième année, nous avions changé de professeure. Et, de ce fait, de méthode d’apprentissage : nous avions dû acheter le manuel « Apprenons le coréen ! niveau débutant A2>B1 » des éditions Presses Universitaires de Bordeaux. Manuel plus épuré et que je déconseille pour les personnes voulant apprendre seul.e.s.

► Les devoirs et les contrôles

La transition vers une autre méthode et l’ajout de rendus de devoirs, que nous n’avions pas avant, furent quelque peu déroutantes mais pas insurmontables. Ainsi le système de rendus me permit d’être encore plus rigoureuse qu’en première année. Ceci s’explique aussi par le fait que les devoirs soient notés et fassent office de contrôles de connaissances. Il permit également de me familiariser avec le clavier coréen et pour ce qui est de l’oral, de pratiquer la prononciation et l’écoute. Les exercices restent tout de même simples, évitant, à mon avis, de dégoûter l’élève.

Toutes les 2 semaines, nous devions rendre un devoir écrit, un devoir oral et un devoir de connaissances sur l’Histoire et la culture coréenne. Le devoir écrit consiste en des exercices sur les notions de grammaire de la leçon en cours. Ces exercices sont sur un fichier Word à télécharger et à rendre sur la plateforme des cours avant une date limite. Les exercices oraux sont variés. Généralement, il s’agit de s’enregistrer à parler en coréen: soit à lire un texte, soit à répondre à une écoute de texte ou à une lecture de texte ou encore à rendre une dictée. Enfin, concernant l’Histoire de la Corée, il suffit de remplir un texte à trou ou à répondre à des questions liées aux textes fournis dans le cours. En général, nous avions une semaine pour rendre le tout.

N’hésitez pas à cliquer sur les images suivantes pour les agrandir:

► Les examens :

Les examens de fin de semestre se déroulent à distance via la plateforme. L’examen est accessible pendant un certain nombre de jours, mais il n’y a qu’une seule tentative qui dure entre 40 et 50 minutes. Ce sont des épreuves à choix multiples. Et lisant dans vos pensées, je peux vous affirmer que ce n’est pas si facile !

Niveaux atteints à la fin de l’année:

D’après le site du FIED (Fédération Interuniversitaire de l’Enseignement à Distance), voici les niveaux que nous devrions atteindre à la fin de chaque année :

  • 1ère année : niveau A1, niveau élémentaire.
  • 2ème année : niveau A2, niveau pré-intermédiaire.
  • 3ème année : niveau B1, niveau intermédiaire.

A la fin de la première année, il nous est possible de comprendre la langue (parlée doucement et clairement) et de communiquer avec des expressions simples dans des situations quotidiennes élémentaires. En deuxième année, on devrait pouvoir se faire comprendre par l’utilisation de messages simples, avec un vocabulaire plus riche et des notions de grammaire supplémentaires, et saisir la langue plus facilement. Enfin, en troisième année, nous devrions pouvoir être d’avantage autonome et pouvoir s’exprimer et donner une opinion.

Pourquoi cette formation ?

Dans un premier temps, je n’étais pas sûre de vouloir commencer à apprendre le coréen. Non pas que ça ne me plairait pas mais je n’ai jamais été douée pour les langues. Ce n’est tout simplement pas mon fort. A l’époque (pas si lointaine) où j’étais encore dans les études, je savais que ce n’était pas possible car ça me prendrait beaucoup d’énergie. Une fois mes études finies, et la recherche de travail en route, je me suis essayée à apprendre par moi-même. Ce ne fut pas très concluant :  j’étais bien motivée au début et puis je suis devenue moins régulière et moins rigoureuse… J’ai vite décroché (même si j’ai appris des petites choses^^).

Vient alors la solution d’une formation en école. Mais laquelle : Inalco ? Paris-Diderot ? Centre culturel coréen ? Ecole du Roi Sejong ? L’école AAA ? Présentiel ? Cours du soir ? À distance ? Travaillant déjà, je ne pouvais pas me permettre une licence ou du présentiel. De plus, j’étais en horaires décalés et il ne m’était pas forcément possible d’assister aux cours du soir. Il y eut beaucoup de questionnements et de recherches pour arriver à une décision.

J’avais déjà entendu parler de cette formation grâce à des amies qui l’ont suivi, dont Matcha. Je me suis renseignée sur l’inscription et en particulier les tarifs. En effet, ils sont différents si l’on travaille ou pas, et si c’est financé par un organisme ou non. Notamment si cela fait plus de 2 ans que vous ne travaillez plus : vous passez aux tarifs « formation continue », ce qui double les prix. Par chance, j’avais fini mes études depuis un an seulement, j’ai pu donc être au tarif des étudiants en « formation initiale ». Je décide alors de m’inscrire et de voir comment cela se passe.

Mon avis 

L’apprentissage a commencé doucement. Une leçon, 2 semaines : la première pour l’écrit et la seconde pour l’oral en plus des cours de civilisation. Nous n’avions pas encore de rendus à faire, et je dois avouer que je me permettais de prendre du retard. Malgré cela, j’ai eu l’impression d’apprendre vite. Mais je sentais les lacunes venir sur ce type de formation, surtout sur l’aspect « à distance » : il est difficile de développer son expression orale et écrite efficacement. Cela s’est un peu modifié lorsqu’on a changé de professeure en milieu de deuxième année. Nous devions rendre des devoirs écrits, ou plutôt tapés à l’ordinateur, et oraux toutes les 2 semaines. Ce n’était pas évident, mais j’ai trouvé cela comme étant un bon exercice, avec ou sans triche (미안합니다 선생님! ^^).

Dans l’ensemble, j’ai été plutôt satisfaite des cours. Je dois avouer avoir une préférence avec la deuxième professeure car nous avions plus de travaux d’expressions écrites et orales. Mais je ne blâme pas la façon dont la première avait à nous apprendre le coréen. J’ai également beaucoup appris et le démarrage en douceur fut agréable. La différence vient surement des années d’expérience de chacune et de la charge de travail qu’elles peuvent avoir. J’ai cru comprendre qu’elles géraient aussi les cours en présentiel.

Le point qui m’a particulièrement chiffoné fut les tarifs lors de mon inscription en deuxième année. L’université a, en effet, augmenté le prix de l’année de 145€ : nous sommes passé.e.s de 205€ à 350€. Cette augmentation, qui est valable pour toutes les années, m’a semblé exorbitante et non justifiée. S’ajoute à cela la contribution à la vie étudiante (anciennement C.V.E., maintenant C.V.E.C.) de 90€ qui est apparu à la rentrée 2018. Ne m’attendant pas à ce genre de paiements supplémentaires, j’avais très sérieusement pensé à changer d’école. D’autant qu’en additionnant le tout, cela revenait plus cher que 8 mois de cours de coréen « classiques » à l’école AAA en présentiel.

Cependant, j’ai préféré continuer avec la formation de l’Université de Bordeaux. Ayant eu beaucoup de changement dans ma vie à la moitié de l’année 2018, je ne pouvais pas prendre le risque de changer d’école. En tout cas, pas sur le moment.

Conclusion : Et après ?

La formation à distance de DU de coréen est adaptée pour toute personne ne pouvant s’inscrire en présentiel et ayant besoin d’une liberté dans l’aménagement son emploi du temps. Cependant, cela ne suffit pas, et j’estime qu’il faut compléter la formation avec davantage d’exercices d’expressions écrites et orales. Notamment en allant à des échanges franco-coréens ou en traduisant et en apprenant par cœur vos chansons coréennes préférées, par exemple.  TTMIK (Talk To Me In Korean) donne quelques idées pour s’améliorer : ici et .

Au vu des tarifs, cela devient aussi cher d’aller à l’Université que dans une école privée. Donc si cela est possible pour vous, autant aller dans une école privée où vous aurez l’avantage du présentiel.

Quant à moi, je vais temporairement arrêter la formation. Plutôt que les tarifs, c’est davantage mon projet de vie qui m’incite à arrêter les cours. En septembre 2019, je pars en Corée pour un PVT d’un an! Je n’aurai donc pas forcément le temps de suivre les cours. De plus, je pourrai pratiquer directement là-bas et peut-être que je m’inscrirai à quelques cours également.

Ce sera l’occasion aussi de vous proposer de nouveaux articles. Nous avions, en effet, un peu abandonné ce blog mais nous voulons absolument nous y remettre ! Néanmoins, cela nous prendra un peu de temps car nous voulons changer des petites choses. Je ne vous en parle pas d’avantage et vous laisse la surprise.

Aussi, je voulais vous demander quels genres d’articles en lien avec mon futur PVT vous plairait-il de voir sur le blog ? Vlog ? Bons plans ? Dossiers sur les démarches administratives ?

Aussi, y a-t-il des personnes qui pensent s’inscrire au DU ? Qui est déjà inscrit et qui aimerait partager son expérience ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Vous reprendrez bien un café ?

2 commentaires

  1. J’ai fait les trois ans de formation et c’était intéressant bien qu’il y ait eu quelques problèmes. J’ai trouvé les cours de civilisation un peu décevants, certains étaient très simples et courts. Normalement, de la littérature était prévue mais le cours avait changé entre temps, c’est dommage.
    Pour ma part, j’ai suivi les trois années avec le manuel Apprenons le coréen (les deux niveaux) qui sont en effet un peu complexes à aborder seul. Est-ce que tu conseilles Cours de coréen si les deux autres sont finis ou est-ce que ce serait trop redondant ? Les cours de coréen étaient intéressants et j’ai beaucoup appris mais il n’y avait pas assez de travaux à rendre pour ma part et le manque d’interaction s’est fait ressentir. J’ai surtout peiné à apprendre le vocabulaire toute seule, être dans un groupe est quand même plus motivant.
    C’était une chouette expérience que je ne regrette pas tout de même ! ^^

    1. Bonjour Luthien,
      En effet, les cours de civilisations sont un peu pauvres et déjà vu surtout quand on s’intéresse à la Corée… Ce genre de cours est mieux en présentiel, je suppose, et plus adapté (selon moi en tout cas^^).
      Concernant les livres, n’ayant pas eu le premier manuel de « Apprenons le coréen », je ne saurai vraiment dire mais j’ai tout de même peur que ça soit trop redondant… C’est vrai que je ne l’ai pas précisé dans l’article mais quand nous avons changé de méthode (et de manuel) j’ai dû revoir des notions de grammaire déjà vu dans le précédent manuel. Mais je ne m’en plains pas ça m’a permis de réviser ^^.
      En tout cas, merci pour ton retour!

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